Le leasing social permet aux ménages modestes de rouler en électrique pour un loyer réduit, aides déduites. Dans le 66, où les trajets domicile-travail s'allongent entre la plaine et Perpignan, le dispositif séduit. Mais une question pratique reste souvent sans réponse dans les dossiers : que devient l'ancienne voiture ?
Le dispositif ne s'occupe pas de votre ancien véhicule
Le leasing social finance la location du véhicule électrique, point. Pas de reprise systématique de l'ancien, et les primes à la conversion, quand elles existent, imposent des conditions strictes (ancienneté, destruction en centre agréé, plafonds de revenus) qui évoluent chaque année. Résultat : beaucoup de foyers se retrouvent avec un diesel vieillissant sur les bras au moment où la nouvelle voiture arrive.
Trois options pour l'ancienne, à comparer froidement
1. La vente entre particuliers
Réaliste seulement si la voiture roule bien et dispose d'un CT récent. Pour un diesel ancien, le marché local s'est contracté : les acheteurs se méfient des frais à venir.
2. La prime à la conversion (si en vigueur)
Vérifiez les conditions au moment de votre commande : véhicule éligible, destruction obligatoire en centre VHU, justificatifs. Et surtout, comparez le montant de la prime avec une offre de rachat : selon le véhicule, le rachat en l'état est parfois plus intéressant, sans paperasse supplémentaire.
3. Le rachat en l'état par un professionnel
La voie la plus simple, et la seule ouverte si la voiture est en panne, gagée ou sans contrôle technique : estimation gratuite, enlèvement offert, paiement avant le départ. Vous calez l'enlèvement sur la livraison du nouveau véhicule, ni avant ni après.
Le bon timing
Demandez votre offre de rachat avant la signature du leasing : vous saurez exactement quel budget représente l'ancienne voiture, et vous éviterez de la brader dans la précipitation le jour de la livraison. L'estimation prend 2 minutes et reste valable le temps de votre réflexion.